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Retour Lush : politique et remboursement

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Retour Lush : politique et remboursement

Depuis le 1er juillet 2022, Lush a déployé son programme Bring It Back en France, en Belgique et au Luxembourg. Le principe est simple : rapporter ses emballages vides en boutique pour les voir repartir dans un circuit de recyclage en boucle fermée. Deux récompenses attendent la clientèle fidèle — 40 centimes de réduction immédiate par emballage rapporté, déductibles immédiatement sur les achats du jour, ou l'échange de 5 emballages contre un masque frais. L'objectif affiché est d'atteindre 30% de retours, contre 14% seulement avec l'ancien dispositif. Un bond ambitieux, et franchement motivant à suivre.

Le programme Bring It Back de Lush : récompenses, fonctionnement et impact environnemental

Des récompenses concrètes pour encourager le retour des emballages

J'avoue qu'en découvrant ce dispositif, j'ai été agréablement surprise par sa lisibilité. Pas besoin d'une notice de dix pages : on rapporte ses emballages vides, et on repart avec une réduction ou un soin offert. Les bouteilles en plastique vides et les pots font partie des contenants acceptés dans le cadre du programme.

Le système de consigne fonctionne ainsi — chaque emballage rapporté en boutique génère 40 centimes de remise, applicable immédiatement sur l'achat réalisé le même jour. Impossible d'accumuler les réductions pour plus tard — ce qui incite à marier retour et achat lors d'une même visite. L'alternative, davantage "plaisir", consiste à échanger cinq contenants contre un masque frais offert. Pour les fidèles des soins du visage, c'est clairement l'option la plus attrayante.

Rappelons que l'ancien programme des cinq pots, lancé dès 2008, plafonnait à environ 14% de taux de retour sur les dernières années. Malgré 13 années d'existence, ce plafond semblait difficile à dépasser. Le nouveau dispositif Bring It Back, en récompensant chaque emballage individuellement plutôt qu'en attendant d'en accumuler cinq, vise à lever ce frein psychologique et à faire grimper la participation jusqu'à 30%.

Un circuit fermé pour le recyclage des emballages Lush

Ce qui m'a vraiment impressionnée en creusant le sujet, c'est l'architecture du circuit fermé que Lush a conçu. Les emballages collectés en boutique ne disparaissent pas dans le flou d'une filière de tri standard. Ils prennent une direction bien précise : une entreprise partenaire située à proximité de la manufacture croate, là où sont spécialement fabriquées les bombes de bain pour la France, la Belgique et le Luxembourg.

Une fois arrivés chez ce partenaire local, les contenants passent par trois étapes enchaînées : tri, nettoyage et traitement des matières. Le résultat ? De nouveaux contenants fabriqués directement à partir du PP (polypropylène), du PET (polyéthylène téréphtalate) et du HDPE (polyéthylène haute densité) issus des emballages retournés. La boucle est bouclée au sens littéral.

Lush choisit délibérément du PP noir pour la majorité de ses pots et du HDPE noir pour ses flacons pulvérisateurs. Ce choix technique permet d'intégrer du plastique recyclé issu des ordures ménagères comme matière première complémentaire, en plus des contenants retournés directement en magasin. Un détail qui change tout à l'échelle de la production.

La stratégie de localisation mérite qu'on s'y attarde. Lush a fait le choix de rapprocher la transformation des matières plastiques et la production d'emballages de ses manufactures — en Europe, bien sûr, mais aussi en Amérique du Nord, au Royaume-Uni et au Japon. Des voies de transport courtes réduisent l'empreinte carbone du manufacturage et rendent le circuit circulaire réellement cohérent. La logique industrielle soutient ici l'ambition écologique, ce qui n'est pas toujours le cas dans ce secteur. Pour un parallèle sur l'importance de produits adaptés aux besoins individuels, la démarche rappelle celle des solutions comme la prothèse capillaire pour retrouver une apparence naturelle après une maladie : l'essentiel tient dans l'attention portée aux détails et à la personne.

Un engagement environnemental fort et des résultats mesurables

Le programme Bring It Back ne sort pas de nulle part. Il existe depuis 2008 et s'est déployé successivement en Allemagne, au Royaume-Uni, en Italie, aux Pays-Bas, en Espagne, au Portugal, au Japon, en Australie et en Nouvelle-Zélande avant d'atteindre les marchés francophones. C'est une initiative rodée, pas un coup de communication.

Les chiffres du Royaume-Uni parlent d'eux-mêmes. Depuis son lancement hormis-Manche, plus de 569 000 emballages ont été rapportés, ce qui a permis d'éviter la mise en décharge ou l'incinération de plus de 13 tonnes de plastique. En un an. Ce n'est pas négligeable, surtout quand on sait que seulement 9 à 12% du plastique mondial est effectivement recyclé selon les pays, et que 90% du plastique en circulation provient de matière vierge.

Ruth Andrade, Responsable Regenerative Impact & Earth Care chez Lush, résume l'ambition sans détour : l'objectif est d'assumer autant que possible la responsabilité des déchets mis sur le marché, en s'assurant que tout le plastique revient à la marque. Une posture rare dans l'industrie cosmétique, où la chaîne de traitement des déchets reste souvent opaque.

Sur 13 années d'existence du premier système de récupération des pots noirs, l'industrie du recyclage n'a pas réalisé les progrès espérés. Une grande partie du plastique issu du sac jaune finit encore incinérée, et des scandales récurrents révèlent l'exportation de plastique mélangé vers des pays aux infrastructures de gestion des déchets insuffisantes. Face à ce constat, Lush a choisi de reprendre la main plutôt que de s'en remettre à des filières publiques incertaines.

Parallèlement, la marque travaille à baisser le problème à la source : développement de produits solides sans emballage, usage d'emballages en plastique 100% recyclé pour ses crèmes et produits liquides. Avant de rapporter quoi que ce soit, certains articles n'ont tout juste pas besoin d'être emballés. Cela rappelle l'importance de vérifier la conformité et la sécurité des produits que l'on achète — à l'image des alertes sur des articles non conformes, comme ce rappel urgent concernant un déguisement bébé potentiellement dangereux.

Si vous souhaitez participer, le geste est minimal : conservez vos bouteilles et pots vides, rendez-vous en boutique, et laissez le système faire le reste. La prochaine étape, pour Lush comme pour sa clientèle, est de transformer cette habitude ponctuelle en réflexe systématique — et d'observer si le cap des 30% de retours sera atteint d'ici 2027.